La déliquescence de la lutte ? [ Louise - Michel ]


La longueur de la page de wikipédia sur louise Michel m'a surpris: j'ignorais tout de cette femme révolutionnaire du 19è siècle avant que de voir le film éponyme.
Que dire alors de la réduction crasse de cette vie bouillonnante d'héroïne française, en soupe moite de revendication semi-sociales ?
Les sketches Grolandais qui structurent le film ne peuvent que rendre perplexes tout autre spectateur qui ne serait pas fan de ce genre. Je n'ai pas entendu beaucoup de rire dans la salle, et je m'étonne de voir tant de louanges de la part de certains.
Yolande Moreau, oui, en effet, est parfaite dans le rôle de l'in-alpha-bête stupide et pataude qui fonce dans les murs et la crasse tel un antihéros de banlieue. Depuis les déchiens elle excelle dans ce rôle, à se demander si elle saurait en tenir d'autres...
Quant à la dénonciation du capitalisme et de la difficulté de la lutte sociale... Oui, effectivement, le thème est là, en toile de fond, gâté par l'incompréhension global qui ressort du film, dans lequel on peut tout aussi bien lire la folie débile d'une bande de cinglés aux limites du crédible.
Et c'est là que la question se pose: à déconnecter à tel point la forme du contenu, comment y voir, y associer une représentation de la réalité ? Est-ce à dire que la société se délitère à ce point qu'elle engendre ces monstres insalubres qui moisissent dans l'ignorance de la beauté et l'aliénation indomptable ?
Si c'est le cas, ce film est un chef d'oeuvre, si non c'est une erreur.

1 comment:

Anonymous said...

Yolande Moreau vaut mieux que cette volée de bois, il me semble, voir ; "quand le mer monte"par ex