Une (mauvaise) surprise [ Bienvenus chez les ch'tits ]


Peut-être fallait-il le voir au cinéma. Visionné en famille sur un poste de télé, Bienvenue chez les ch'tits nous a laisse tous les trois de marbre. Alors une seule question reste : "pourquoi 20 millions de personnes ont elles plébiscités ce films ?" Mystère : peut être fallait-il être entraîne par un public, une salle pleine qui nous aurait transmis une lecture plus joyeuse de cette plate comédie.
En effet, que retenir de cet heure quarante-cinq de cinéma ? Pas grand chose. Un scénario plat, des gags qui sentent le mauvais vin et la frite grasse : une subtilité pâteuse, que rien ne relève. Peut-être fallait-il aussi aimer les acteurs avant même de les rencontrer a l'écran. Venant du théâtre, et n'ayant fait que peu d'apparitions dans des films de seconde classe, j'avoue, je ne connaissais pas beaucoup ces deux acteurs. Peut être cela me donna-t-il aussi un point de vue plus objectif sur la "performance d'acteur" auquel j'assistais : une performance, comment dire, décevante. Les personnages sont plus qu'appuyés, ils sont caricaturaux, absolument pas crédibles.
On a en fait l'impression d'assister a une petite pièce de théâtre entre amis, a un spectacle de fin d'année, entre bons élèves, qui sent bon la bonne entente mais laisse de cote la recherche de qualités ou de professionnalisme.
Les messages du film sont liquides, inconsistants, vaporeux. Il faut rire, boire et manger: un hédonisme basique, qui laisse le cerveau de cote, et ne cherche que dans le gras le plaisir des viscères. On en ressort avec une désagréable envie de régurgiter ces sketches faciles qui se basent sur la déconnections du cerveau pour appuyer directement sur les commandes crasses du rire bête et méchant.
Forcement, alors, la question de savoir pourquoi 20 millions de français ce sont précipités dans les salles de cinéma reste entière.

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